"Max Gallo élu à l'Académie Française" OU "Un nouvel Immortel sous la coupole"




L'écrivain Max Gallo a été élu ce jeudi à l'Académie française au premier tour, occupant désormais le fauteuil n° 24, de Jean-François Revel. Il a obtenu 15 voix sur 28 votants, passant ainsi largement devant Claude Imbert, journaliste, qui a obtenu 5 voix. En juin 2000, l'historien et romancier avait déjà présenté sa candidature, mais n'avait obtenu que 6 voix. Tour de force, un non candidat, Bernard Henri, a obtenu une voix.
Agé de 75 ans, Max Gallo est l'auteur d'une centaine de romans, biographies et études historiques.

Issu d'une famille d'immigrés italiens, Max Gallo s'est fait connaître comme historien, puis a conquis le grand public avec des sagas romanesques telles que Les Patriotes, La bais des anges, La machinerie humaine, Bleu blanc rouge, ou encore Mort pour la France. Il a également écrit des biographies très remarquées consacrées à des personnages historiques aussi variés que Jean Jaurès, Garibaldi, Rosa Luxembourg, de Gaulle, Napoléon, César, Victor Hugo. Il est l'auteur de nombreux romans tels que France, La route Napoléon, Les fanatiques, Le regard des femme et de plusieurs œuvres de "politique fiction".


Il a été professeur à l'Université de Nice, puis à l'Institut d'études politiques de Paris.
Il s'est également attaqué au journalisme : il a notamment été éditorialiste de L'Express pendant dix ans.

Egalement homme politique, Max Gallo a commencé par militer au parti communiste, jusqu'en 1956. Il s'est ensuite rallié au parti socialiste en 1981. En 1983 et 1984,il est secrétaire d'Etat et porte-parole du gouvernement Mauroy. Il quitte alors ses fonctions pour se consacrer à l'écriture et à son mandat de député européen de 1984 à 1994.
E 1992, il quitte le parti socialiste pour fonder le Mouvement des citoyens avec Jean-Pierre Chevènement. Il a abandonné la politique en 2004, mais a toutefois annoncé son soutien à Nicolas Sarkozy pour les élections présidentielles.

C'est donc un homme à plusieurs vies qui vient d'être élu.
Cette élection va permettre de commencer à reconstituer les rangs des "Immortels" qui se sont considérablement clairsemés depuis le printemps 2006, puisqu'en quelques mois ont disparu Jean-François Revel, Jean-François Deniau, Bertrand Poirot-Delpech, Henri Troyat, Pierre Moinot et René Rémond.
Seule une trentaine d'académiciens était en mesure de voter car certains étaient excusés pour cause de maladie, ou encore faute d'avoir été reçus, comme Alain Robbe-Grillet, élu en mars 2004 (pour la pointe d'insolence du jour, pourquoi les académiciens tardent-ils tant à recevoir les nouveaux élus : ils ne sont pas tout jeunes; si on continue ainsi ils n'auront pas le temps de siéger…).
Amin Maalouf avait déposé sa candidature mais l'avait ensuite retirée.

L'Académie française est pluridisciplinaire. Ses membres sont des historiens, scientifiques, sociologues, philosophes… Mais les purs écrivains se font de plus en plus rares, se tenant souvent à l'écart, comme Le Clézio, déjà plusieurs fois pressenti.

L'Inde s'invite au Grand Palais : "L'Âge d'or de l'Inde classique - L'empire des Gupta"






L'Âge d'or de l'Inde classique L'Empire des Gupta

Le Grand Palais présente jusqu'au 8 juillet une exposition sur l'art de l'Empire des Gupta (IV° - VI° siècle après J-C). Il s'agit de l'apogée de la civilisation indienne : elle a permis une éclosion de l'art, des sciences, de la littérature, de la pensée religieuse.



L'art indien a acquis à cette époque un raffinement inédit. Il a ainsi imposé des canons esthétiques qui ont rayonné durant plusieurs siècles en Asie centrale et du Sud-est, au Népal.
Il a fallu plusieurs années pour convaincre les musées indiens qui rechignaient à prêter ces merveilles…



L'exposition retrace au travers de plus d'une centaine de sculptures la naissance, puis la diffusion de l'art Gupta (la présentation est donc chronologique).
Exposition inédite, puisque c'est la première fois qu'une exposition est consacrée exclusivement à ce thème en Europe ! Les matières (grès rose, bronze, terre cuite), et les effigies divines (bouddhiste, brahmanique, jaïne), à la fois spirituelles et profanes, gracieuses, élégantes, épurées ou théâtrales, nous font cheminer au cœur de la quintessence de l'art indien, qui a donné naissance à de nombreux courants artistiques ultérieurs.




Grand Palais, Paris – Jusqu'au 8 juillet.
Pour en savoir plus, consultez le site de l'exposition :
http://www.rmn.fr/inde-classique/

Découverte controversée d'un trésor par Odyssey ou le mystère du Cygne noir


Tout le monde connaît la fameuse chasse au trésor de Tintin dans le Trésor de Rakham le Rouge, et de l'exploration de l'épave du navire de l'ancêtre du capitaine Hadock.
Eh bien là, c'est pareil, enfin presque !

Disons que là le trésor était bien dans l'épave et que ça attise les convoitises. Laissez-moi vous raconter cette petite histoire de chasse au trésor :
Il était une fois une société américaine, l'Odyssey Marine Exploration, spécialisée dans la recherche d'épaves. Elle a découvert récemment une épave d'un navire qu'elle a provisoirement appelé le "Cygne noir" (Black swan). En parlant de pirates, il est certain que ce nom est directement inspiré de l'œuvre de Rafael Sabatini.

Cette société a annoncé le 18 mai 2007 (oui, là ce n'est pas "a long long time ago"! ) la découverte de ce qui pourrait bien être le plus important trésor jamais découvert : 17 tonnes de pièces d'argent (environ 500 000; votre poids en or, à côté, ce n'est rien), des centaines de pièces d'or, et de l'or travaillé ! Beau butin !

Si beau butin qu'il suscite nécessairement la controverse ! La société Odyssey n'a pas révélé le lieu exact de la découverte. L'Espagne a donc de lourds soupçons, pensant que le trésor était sans doute dans ses eaux territoriales. Soupçons tellement lourds que la vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa de la Vega, n'a pas hésité à déclarer devant la presse qu'il s'agissait d'un "délit présumé de spoliation".

Odyssey a fait immédiatement rapatrier le trésor à son siège de Tampa, en Floride. Sous prétexte de vérification de l'identité de l'épave, la société conserve toujours le secret de son emplacement, ce qui ne fait qu'alimenter la polémique. En attendant, ils l'ont baptisé le "Cygne noir" (ça fait très mystérieux, on voit d'ici les pirates ! ). D'après eux, il s'agirait d'un navire du XVIII° siècle au moins. Ils l'auraient découvert dans l'Atlantique, au-delà des eaux territoriales, ce qui ferait si cela est vrai qu'il ne serait soumis à aucune souveraineté.

Mais l'Espagne doute beaucoup : elle recherche activement si le navire n'était pas dans ses eaux territoriales et s'il n'était pas espagnol. Une enquête est en cours…

Et comme si cette affaire n'était pas assez romanesque, le ministère de la culture espagnol a affirmé que le trésor aurait été déchargé à Gibraltar, colonie britannique, pour s'envoler ensuite vers Tampa. Ce qui mêle la Grande-Bretagne à l'affaire ! L'Espagne s'est donc adressée aux ambassades britannique et américaine pour obtenir quelques renseignements sur les autorisations douanières ayant permis le transport du trésor par avion.

Un employé du port de Gibraltar aurait photographié une pièce présumée du trésor sur laquelle figurerait Charles III, roi d'Espagne à la fin du XVIII° siècle.

Devant cette situation, l'Espagne a annoncé la rupture d'un accord passé avec la Grande-Bretagne qui prévoyait une mission d'identification du HMS Sussex, autre épave, qui devait être confiée à la société Odyssey ! Le HMS Sussex est un navire de guerre britannique ayant sombré en Méditerranée, à l'ouest de Gibraltar. Il contiendrait lui aussi un impressionnant trésor qui devait financer la guerre du duc de Savoie contre Louis XIV.

Selon le ministère de la culture espagnol, le "Cygne noir" et le HMS Sussex pourraient n'être qu'un seul et même navire.

Autre hypothèse, cette fois évoquée par le Daily Mail : il pourrait s'agir du Merchant Royal, qui a fait naufrage en 1641 à la pointe sud des Cornouailles ! Parti de Cadix, il transportait vers Londres, pour la Couronne espagnole, la solde de 30 000 soldats ayant combattu dans les Flandres pendant la guerre de 30 ans.

Les spéculations vont donc bon train, et le mystère s'épaissit…

Restitution à la Lybie de la Vénus de Cyrène



La Vénus de Cyrène va regagner la Libye ! La belle qui séjournait en Italie depuis près d'un siècle était réclamée depuis 1989 par la Libye.
En marbre blanc, elle date du II° siècle après Jésus-Christ… et n'a pas de tête ! Elle a été découverte en 1913 par les archéologues italiens sur le territoire libyen.

En 2002, Silvio Berlusconi alors ministre de la culture, a signé un décret de restitution.
Cet accord avait été contesté par des archéologues italiens. La procédure de restitution était suspendue en raison de l'introduction par l'association de défense du patrimoine "Italia Nostra" devant le Tribunal administratif du Latium. Ils avançaient que la statue avait en réalité été découverte sur le sol italien : la Libye était au moment de la découverte une colonie italienne, et ce jusqu'en 1942. Ce recours a été rejeté le 23 avril dernier. La jeune antique sera donc restituée !

Le ministère de la culture italien a considéré que cette décision était "cohérente avec l'action en cours au niveau international de la part de l'Italie". En effet, le tribunal a considéré qu'une telle décision permettait de créer "un précédent utile pour promouvoir la récupération, au bénéfice de l'Italie, de pièces dérobées par d'autres Etats".

En effet, de nombreuses œuvres italiennes nourrissent abondamment les musées du monde entier. L'Italie a d'ailleurs demandé la restitution de la Vénus de Morgantine, dérobée en Sicile, actuellement exposée au Musée Paul Getty à Los Angeles. L'Italie essaye de récupérer auprès du Getty 52 œuvres qu'elle considère comme illégalement détenues. Le Getty a accepté d'en restituer la moitié, arguant que les preuves étaient insuffisantes pour les autres pièces.

Marion True, l'ancienne conservatrice du Getty, est actuellement jugée à Rome pour association de malfaiteurs et de recel d'œuvres d'art. elle est également poursuivie en Grèce pour recel et vente d'un vestige de grande valeur : une couronne funéraire vieille de 2500 ans ! Il ne fait pas bon d'être conservatrice, au Getty ! Il n'est pas difficile d'imaginer où le romancier Ian Pears trouve son inspiration !

Ces litiges ne sont pas ares avec les musées pour les œuvres romaines. Et les restitutions sont en permanentes négociations. Le Museum of Fine Arts de Boston a accepté en 2006 de restituer 13 œuvres issues de fouilles clandestines en Italie en échange de prêts importants d'œuvres. Tout est négociable !

Les Grands moulins de Pantin : nouvelle vie pour une citadelle du patrimoine industriel



Une citadelle architecturale de l'industrie va bientôt entamer sa nouvelle vie! Il s'agit des Grands moulins de Pantin, au nord de Paris. Depuis quelques jours, les engins de chantier s'affairent à rajeunir l'ancienne minoterie, avec ses passerelles, ses hautes et larges tours, ses passerelles et ses toits bombés , et ses façades éventrées.
Ce nouvel espace de bureaux permettra d'accueillir 3 000 personnes. Les travaux, dont le montant devrait approcher les 95 millions d'euros, s'achèveront en 2009.

Depuis leur construction dans les années 20, les Grands moulins avaient été remaniés plusieurs fois jusque dans les années 70. Le groupe Soufflet, propriétaire des lieux, avait cessé son activité sur le site en 2000.

L'ensemble a été racheté par Meunier Immobilier d'entreprise, filiale du groupe BNP Paribas : les 4,5 hectares de terrain permettront l'implantation de 50 000 m² de bureaux destinés à BNP2S, spécialisée dans les échanges boursiers.

Selon le directeur général adjoint de Meunier Immobilier d'entreprise, Frédéric Celdran, ce projet coûte près de une fois et demi plus cher qu'une construction neuve. Mais la société a investi sur l'image.

C'est l'architecte Bernard Reichen qui a été chargé de remodeler le site, restructurer, détruire, construire… Pragmatique, l'architecte a déclaré qu'il "ne s'agissait pas de faire ici un musée de la meunerie, mais de caser 25 000 m² de bureaux". Cependant, les éléments concernés par la destruction sont des parties récentes, peu intéressantes au niveau architectural, et permettront de "dégager la silhouette caractéristique des Moulins".
Les silos disparaîtront, les passerelles continueront d'enjamber le site, les façades seront plus ouvertes, jusqu' la transparence du côté du canal de l'Ourcq. Et la lumière coulera à flots ! Les espaces s'ouvriront sur deux grands atriums.
Quant au transbordeur, il pourrait trouver une nouvelle vocation plus culturelle en devenant une médiathèque.

Les nouvelles constructions "en lames" seront reliées aux anciens bâtiments par des passerelles. L'un d'eux sera même intégré en partie à la façade de l'ancienne boulangerie.

Cette opération, plus que la mise en valeur du patrimoine industriel, a pour objectif de retisser les liens entre Paris et Pantin, séparés par le périphérique.

Le projet sera desservi par le tramway. Avec la création de deux ZAC, la construction de logements et la transformation d'autres grands ensembles industriels comme l'ancienne Halle aux cuirs, Pantin entre en pleine mutation.

Rothko et Warhol, stars des enchères d'art contemporain de New-York


Encore des nouvelles de la planète art de New-York, lieu de tous les excès du marteau !
Et à New-York, on sacre d'abord les artistes américains en les propulsant jusqu'à des sommets incroyables !
Mark Rothko a plus que triplé son précédent record en atteignant les 72,84 millions de dollars. Sotheby's peut s'enorgueillir d'avoir atteint le record absolu pour une œuvre d'art contemporain aux enchères !
Christie's, jamais en reste face à son concurrent, a dès le lendemain réalisé un nouvel exploit : un expert chinois a acquis par téléphone une œuvre d'Andy Warhol pour 71,72 millions de dollars, Green car crash, soit le triple de son estimation et quatre fois son ancien record. Cette œuvre fait partie de la série Death disaster.


Green Car Crash - Andy Warhol


Cette enchère a une fois de plus prouvé le changement d'échelle de la concurrence dans les ventes aux enchères d'œuvres d'art : L'expert chinois a emporté l'œuvre au prix de ce record impressionnant contre Larry Gagosian, marchand d'art de Manhattan qui représente le pouvoir de la Nouvelle Amérique : il possède cinq espaces de vente entre Chelsea et l'Uptown Eastsiade.
Il a fait sensation lors de la vente car outre le Green Car Crash et les variations chromatiques des quatre Self Portrait (8,2 millions de dollars), loin de se contenter de Warhol, il a emporté un Willem de Kooning pour 19,08 millions, un Mark Tansey pour 1,8 millions, les Young Boys de Marlène Dumas pour 1,27 millions, les Airplanes de Wilhelm Sasnal pour 396 000 dollars.


Airplanes - Wilhelm Sasnal


En revanche, les œuvres se rapportant par leur sujet ou leur auteur à la Chine ne lui ont pas fait commettre de folies : il n'a pas poussé ls enchères jusqu'au bout pour le Mao de Warhol, et n'a pas enchéri du tout sur le Déjeuner sur l'herbe d'une nouvelle star de la peinture chinoise, Yue Minjun, une réinterprétation rose de l'œuvre de Manet.

Si l'Europe a emporté cette année des records notamment grâce à ses artistes impressionniste, les œuvres contemporaines américaines déchaînent la convoitise : les enchères ont fait atteindre le sommet aux artistes "postwar".
Chez Christie's, les dix plus hautes enchères ont porté aux nues l'expressionnisme abstrait des artistes américains : Warhol et Rothko donc, mais aussi Kooning, Jasper Johns, Donald Judd et Clyfford Still.
Jasper Johns et Clyfford Still ont tous les deux atteint des records, respectivement 17,4 millions de dollars et 9,84 millions.

Ces records incroyables sont le fruit de la mondialisation des ventes aux enchères. Les principaux acheteurs sont les nouvelles fortunes chinoises et les russes. Chose étonnante : leur choix des œuvres sur lesquelles ils jettent leur dévolu repose sur la renommée des artistes, leur présence dans les grands musées, mais aussi la personnalité du vendeur. Ainsi, il semblerait que le fait que le Rothko, record des ventes aux enchères d'art contemporain, ait été vendu par David Rockefeller ne soit pas indifférent. Ils s'achètent ainsi une légitimité, se hissent à la hauteur de la réputation des plus grandes fortunes mondiales.

Le milliardaire de 92 ans avait acheté cette œuvre en 1960 pour moins de 10 000 dollars sur les conseils de Dorothy Miller, conservateur du Museum of Modern art. Il s'agissait à l'époque d'une œuvre d'avant-garde. Il fait d'ailleurs la une de Art & Auction ce mois-ci.




Sotheby's a réalisé un produit de 254,87 millions de dollars en 65 lots, et Christie's pas moins de 384,654 millions pour 74 lots ! En additionnant 26 records ! Une vente d'at contemporain exceptionnelle !

Samedi soir, passez par la Nuit des musées !



Surfant sur le succès des nocturnes, 955 musées en France et 867 établissements dans le reste de l'Europe participeront samedi 18 mai à la troisième édition de la Nuit des musées. Ils accueilleront le public jusqu'à minuit ou une heure du matin selon les villes.


Cette manifestation a été lancée en 2005 par le ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres, pour attirer dans les musées un public plus jeune, plus noctambule. Et ce, malgré les réticences des directeurs des musées qui doutaient qu'une telle initiative intéresse les fêtards.Et pourtant, l'opération a remporté pour ses éditions précédentes un vif succès. Les familles investissent les lieux en début de soirée et les jeunes noctambules déambulent dès 22 heures...


Les musées redoublent d'imagination : "Les yeux dans les cieux" au Petit palais vous feront découvrir les peintures des plafonds sans vous tordre le cou grâce aux pupitres-miroirs qui les reflètent. Vous pourrez vous détendre dans des transats sur les parquets cirés...

A Marseille, vous pourrez télécharger sur le site marseille.fr les commentaires de trois oeuvres, et les écouter sur votre lecteur mp3 devant les oeuvres : Exit le gros audioguide !

Au musée Rodin, une oeuvre de Bill Viola, The Messenger, sera projetée sur un écran géant dans les jardins et le tout nouvel auditorium sera inauguré avec des projections de vidéos contemporaines en partenariat avec le Centre national des arts plastiques.


Alors, samedi, avant d'aller en boîte, passez par le musée...

A New-York, les enchères flambent

Si les enchères grimpent à Hong-Kong, le marché de l'art à New-York se porte très bien!
Eh oui ! En mai, il fait beau, et même très beau dans les salles des ventes aux enchères ! Les acquéreurs auraient-ils pris au sérieux l'adage "en avril ne te découvre pas d'un fil, en mai fais ce qu'il te plaît"? C'est du moins la question que l'on peut se poser au vu des résultats spectaculaires des ventes de ce mois.
Petit florilège…

Une aquarelle de Cézanne "Nature morte au melon vert", a été adjugée 25,5 millions de dollars le 8 mai par la prestigieuse maison de ventes américaine, Sotheby's. l'œuvre était estimée entre 14 et 18 millions. Il s'agit d'un record pour une œuvre sur papier de l'artiste, et l'identité de son acquéreur reste un mystère !







"Nature morte au melon vert", Paul Cézanne.



Les enchères se sont également envolées pour le "Jesuiten III" du peintre germano-américain Lyonel Feininger, adjugé pour 23,28 millions de dollars, alors qu'il était estimé entre 7 et 9 millions, et triple ainsi le précédent record de l'artiste.


Mais tous les artistes ne bénéficient pas du vent de folie qui fait s'envoler les enchères de la grosse pomme ! L' "Odalisque gris et jaune" de Matisse, vendue en-dessous de son estimation qui était comprise entre 15 et 20 millions de dollars, a fait grise mine. Et pourtant, elle faisait partie des formidables pièces qui sont parties pour plus d'un million de dollars. Question de mode ?

Chez Christie's aussi la fièvre des enchères monte !
Les records ?


Un bronze d'Alberto Giacometti, "L'homme qui chavire" a marché vers les 18,5 millions de dollars sans chavirer, pulvérisant ainsi le précédent record de l'œuvre de l'artiste suisse, de 14,3 millions.


"L'homme qui chavire", Giacometti
"Le pot de géranium", nature morte de l'espagnol Juan Gris, pas si empoté, a conquis son nouveau propriétaire pour la modique somme de 18,5 millions de dollars, soit 10 millions de plus que le précédent record de l'artiste.
Une sculpture surréaliste de son compatriote Joan Miro, "Projet pour un monument" s'est projetée vers les 9,8 millions de dollars, alors que son estimation la plus haute ne dépassait pas les 5 millions.
La "Tête et main de femme" de Picasso a roulé vers les 18,5 millions, et sa "Tête d'Arlequin" pour 15,16 millions.
"Le grand cirque" de Chagall a s'est envolé vers le haut du chapiteau pour 13,76 millions, et la volute de fumée des "Usines" de Fernand Léger ont atteint les 14,3 millions.
Une pointure pointilliste du français Paul Signac, "Arrière du Tub" a atteint 11,6 millions de dollars, record doublé pour cet artiste aussi !

Pour résumer, chaque saison apporte de nouveaux records, et les enchères flambent.
Résultat? Mardi, Sotheby's avait réalisé un chiffre d'affaires de 278,548 millions de dollars, deuxième record (décidément!) en 263 ans. Chez Christie's aussi le miracle a opéré pour un produit estimé entre 180 et 240 millions de dollars. Oui, oui, vous avez bien entendu !
Alors, que se passe-t-il? Dès qu'une pièce réunit qualité, rareté, séduction, et provenance, c'est "no limit" ! Les mains se lèvent de tous côtés, ils la veulent tous… et à tout prix !

Donc, le marché impressionniste se porte bien, et même très bien. point d'inquiétude, les impressionnistes ne vont pas disparaître de si tôt des ventes d'art contemporain. Pissaro, Monet, Renoir et les autres ont toujours la quotte.
Les acheteurs ? Souvent russes ou chinois : au retour du capitalisme, les nouvelles fortunes s'achètent une respectabilité !

Et il semblerait que le marteau n'ait pas fini de nous réserver des surprises, après cette rebondissante première semaine d'enchères, dans le triangle d'or Londres – New-York – Pékin! De quoi faire taire un moment les oiseaux de mauvais augure qui annonçaient une crise du marché de l'art!

Les oeuvres s'envolent à l'Institut du monde arabe



A l'Institut du monde arabe, les collections semblent… élastiques ! Rien n'est à sa place ! Les œuvres disparaissent et d'autres apparaissent. Elles y sont aussi mobiles que les moucharabiehs !

Dominique Baudis, président de l'Institut de monde arabe (et successeur d'Yves Guéna), a annoncé le dépôt d'une plainte pour vol, après qu'un récent inventaire des réserves, ordonné dans le cadre d'un contrôle de la Cour des comptes, a révélé la disparition de 77 œuvres sur 850. Il s'agissait de 39 estampes et gravures d'art contemporain et de 39 œuvres d'art islamique : tissus, aquarelles, mosaïques et vases.

Mais l'inventaire a également révélé la présence de plus d'une centaine d'œuvres ne figurant pas sur les registres des collections de l'Institut, où elles étaient indûment entreposées depuis plusieurs années. Elles n'étaient donc pas assurées.
Son directeur a estimé que cette situation "révèle de graves manquements qui appellent d'urgentes et rigoureuses mesures de remise en ordre".

Le préjudice est en cours d'évaluation. On ne sait pas encore si ces mystérieuses disparitions n'ont touché que les collections du musée, ou d'autres département de l'Institut, comme la bibliothèque. Disparitions d'autant plus mystérieuses que la sécurité de l'Institut a été renforcée depuis le 11 septembre 2001. Mais un million de personnes visitent le site chaque année, et 170 personnes y travaillent ! Inutile de dire que cela fait beaucoup de suspects !

Dominique Baudis avait déjà déploré la situation de l'IMA lors de sa prise de fonctions. Il souhaite que l'enquête soit confiée à l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), compétent au niveau national.

Outre les acquisitions, les collections de l'IMA sont le résultat cumulé de dons et legs, ainsi que du prêt de collections particulières et institutionnelles, et notamment d'éléments importants du patrimoine des 21 Etats fondateurs. Cela suppose nécessairement une confiance absolue, que ces disparitions d'œuvres risque sérieusement de mettre à mal.

Malheureusement, ces disparitions ne se passent pas qu'à l'IMA : il semblerait que ce phénomène se produise régulièrement dans d'autres musées et dans un certain nombre de ministères… Il serait donc temps que nos conservateurs veillent un peu mieux aux collections dont ils ont la charge, avant que nos musées se vident !

Le tombeau d'Hérode retrouvé ! Ou "Hérode envenime le conflit israëlo-palestinien"




Le professeur Ehud Netzer a annnoncé le 8 mai la découverte de ce qui est probablement le tombeau d'Hérode Ier le Grand, roi de Judée, personnage emblématique de l'histoire juive, après plusieurs campagnes de fouilles. Il a été retrouvé dans l'un de ses palais, Hérodion (le seul à porter son nom), au sud de Jérusalem, près de Bethléem, en Cisjordanie.


Ce palais avait déjà été fouillé par des moines franciscains dans les années 50, sans succès. En 1972, elles ont été reprises par l'équipe d'archéologues israéliens d'Ehoud Netzer (de l'Institut d'archéologie de l'université hébraïque de Jérusalem).

Les archéologues avaient décidé d'orienter leurs recherches plus haut sur la colline en août 2006, jusqu'à leur découverte : "Il y a trois semaines, nous avons trouvé des éléments du sarcophage et nous avons compris que nous avions enfin trouvé le site de son tombeau", a déclaré le professeur Netzer.




Ils n'ont pas trouvé d'ossements dans le sarcophage, ni aucune inscription, mais ses caractéristiques, un sarcophage en pierre ocre de Jérusalem orné de motifs floraux et de rosettes, "ont permis de conclure qu'il s'agissait du sarcophage d'Hérode". Il a ajouté pour souligner l'importance de sa découverte que "C'est un sarcophage qu'on ne voit nulle part. c'est quelque-chose de très spécial".

L'Université Hébraïque a précisé que le sarcophage est brisé en centaines de morceaux et qu'il doit mesurer environ 2,5 mètres. Le site aurait été détruit durant la révolte juive contre les Romains entre 66 et 72 après J.-C. : Hérode était considéré par les rebelles comme une marionnette des Romains.



Hérode, aurait notamment agrandi le temple de Jérusalem et construit le palais de Massada, devenu par la suite un haut lieu de la Résistance juive contre les romains, la palais de Jéricho, la ville de Césarée.


Il est également cité à plusieurs reprises par le Nouveau testament, et notamment dans l'Evangile de Mathieu, pour avoir ordonné le massacre des Innocents : averti de la naissance du "roi des juifs", il aurait fait assassiner tous les enfants mâles âgés de moins de deux ans à Bethléem. Or, ayant été nommé par les romains en 37 avant J-C, il a régné sur une partie de l'actuelle Cisjordanie jusqu'en 4 avant J-C, il est permis d'écarter cette thèse, puisque les dates ne coïncident pas avec la naissance du Christ.

Cette découverte est capitale à deux titres :
  • Pour son intérêt historique : d'après le professeur Netzer, " Hérode nous a laissé une construction formidable, Hérodion, un palais énorme et unique au bord du désert, le seul site qui porte son nom, et celui où il a lui-même choisi d'être enterré".

  • Pour son enjeu politique : les découvertes archéologiques dans les territoires occupés sont souvent utilisés par Israël pour légitimer sa présence en Cisjordanie. Pour le mouvement des colons juifs, cette découverte est une justification supplémentaire au maintien de son implantation sur le territoire palestinien.


Pour Shaoul Goldstein, responsable du conseil municipal des colonies du Goush Etzion, près de Bethléem, cette découverte "apporte une nouvelle preuve du lien existant entre Goush Etzion, le peuple juif et Jérusalem". Il dit s'attendre à y voir affluer des milliers de visiteurs et a appelé le gouvernement à faire d'Hérodion "un site national et religieux".

Côté palestinien, la ministre du tourisme, Khouloud Hdeib Douaibess, responsable des sites archéologiques, a annoncé qu'une équipe d'archéologues palestiniens inspecteraient le site.

La Chine accueille le premier Festival International du patrimoine culturel immatériel


Le tout premier Festival International du patrimoine culturel immatériel se tiendra à Chengdu, capitale de la province du Sichuan, au sud-ouest de la Chine, du 23 mai au 10 juin 2007. Ce festival fait suite à l'entrée en vigueur le 20 avril 2006 de la Convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

La session extraordinaire du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO se réunira d'ailleurs à Chengdu du 23 au 27 mai. Cette réunion devra notamment de définir les critères devant être utilisés pour le classement mondial du Patrimoine Culturel Immatériel et travailler sur le projet d'un Fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
Les représentants de 24 comités intergouvernementaux, 50 observateurs et des représentants non gouvernementaux sont attendus à la réunion.

En plus du meeting de l’UNESCO, un forum, une exposition sur la protection du PCI et des performances auront lieu. Un parc spécialement conçu pour la protection du PCI sera ouvert au public lors du festival, a expliqué He Huazhang, vice maire de Chengdu.

La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel définit dans son article 2 le "patrimoine culturel immatériel" comme "les pratiques, représentations,
expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les instruments, objets, artefacts et
espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et, le cas
échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel.
Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en
permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur
interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d'identité et de
continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la
créativité humaine".

L'organisation par la Chine d'un tel festival a une dimension symbolique très importante. Une grande partie de son patrimoine culturel a failli disparaître à cause de la Révolution culturelle. Mais depuis quelques années, la Chine s'attache insuffler une nouvelle vie à sa culture millénaire en prenant des mesures de protection, et en reconnaissant officiellement les formes artistiques.

Depuis 2001, le Kun Qu, une des plus vieilles formes d’opéra du pays, le Guqin ou la cithare chinoise, un instrument de musique solo vieux de 3000 ans, le Muqam ouïgour du Xinjinag, une fusion de danse, de musique populaire et classique, et le Long Song, un type de chant lyrique Mongol, ont été proclamés par l’UNESCO chef-d’oeuvres du Patrimoine Culturel Immatériel et Oral de l’humanité.

Océan Mer - Alessandro Baricco


Océan Mer, c'est une mosaïque de personnages énigmatiques, qui pour accomplir leur destin, suivre leur route, passeront tous par la pension Almayer : dans cette petite pension de sept chambres, tournent et tournent des personnages tantôt burlesques, étonnants, pathétiques, inquiétants, attendrissants, fantasmagoriques.

On pense à un manège avec deux enfants fantasmagoriques, un peintre qui peint la mer avec la mer (quoi de plus logique ?), une femme très belle, un professeur un peu fou avec un drôle de nom qui écrit une encyclopédie des limites observables dans la nature, une jeune fille qui ne veut pas mourir, un vieux prêtre épicurien, un homme mystérieux…

Ils tournent et tournent, mais jamais en rond ! Ils avancent sur le chemin de leur vie qui passe par… la pension Almayer ; petite maison vivant au rythme de l'Océan, agrippée au bord de la falaise, comme ces personnes au bord du précipice qui, tant qu'ils ne tombent pas, restent avec entêtement du côté de la vie.

Et à la pension Almayer, ils vont tous rencontrer la mer… et leur destin. Ils en seront tous transfigurés, précipités dans la révolution de leurs existences.

Océan Mer c'est aussi le récit d'un naufrage : plus d'une centaine d'hommes sur un radeau qui sera le théâtre de la férocité humaine.

Océan Mer, c'est le roman de la mer, à la fois apaisante et inquiétante, douce et agitée, rassurante et tourmentée.

Mais si on y pense bien, Océan Mer est le récit de naufragés de la vie, et la pension Almayer le phare qui leur permettra de (re)trouver leurs repères.

Après Châteaux de la colère et Soie, Alessandro Baricco nous offre ici une œuvre étonnante et innovante, à la fois récit à suspense, poème en prose, conte philosophique, roman d'aventure. Baricco jongle ici avec virtuosité avec ses personnages et les styles. Il semble être le chef d'orchestre d'une symphonie inaudible, sauf si vous passez un jour par la pension Almayer…


Le paroxysme de l'insolite, à lire absolument !


Découverte exceptionnelle au Népal



Guidée par un berger qui y avait trouvé refuge lors d'un orage il y a quelques années, une équipe d'explorateurs a découvert une exceptionnelle peinture murale bouddhiste de 7 mètres de long dans une grotte au nord du Népal, dans la région du Mustang, près de la frontière tibétaine. Selon les experts, elle daterait du XIV° siècle.




L'équipe avait prospecté durant le mois de mars et exploré des dizaines de grottes de la région qui ne l'avaient pas été depuis des siècles.
Broughton Coburn, expert en protection du patrimoine environnemental et culturel a déclaré : "Notre découverte la plus excitante est celle d'une grotte très vraisemblablement utilisée à des fins religieuses. Il semble qu'elle servait de salle de réunion pour l'enseignement du bouddhisme".
Ce type de grottes est estimé entre 100 et 150... C'est dire la potentialité de trouver des trésors !

"Masques de Chine, rites magiques de Nuo" ou l'exorcisme chinois au musée Jacquemart-André



Entrez, entrez donc voyageur... Laissez vous emporter au coeur de la Chine millénaire...

Plongez sans retenue dans un voyage insolite au coeur de l'exorcisme chinois au-travers une centaine de masques des rites Nuo de l'époque Tang à l'époque Song (XVI° - XVIII° siècle) !



"Nuo" signifie "expulsion des démons de la maison". Le Nuo correspond à des cérémonies rituelles d'exorcisme et de divertissement des dieux, pratiquées dans toutes les provinces de Chine, depuis le néolithique, au cour de processions, danses et représentations théâtrales.

Ils sont passés par la suite d'une utilisation purement religieuse à une utilisation artistique : Les représentations ont suivi cette évolution, puisqu'il s'agit au départ de figures mythiques du rite Nuo (animaux, dieux, créatures mythologiques), puis de personnages anthropomorphiques sous l'influence du taoisme.



Une grande partie des masques Nuo, a été détruite durant la Révolution culturelle. Ils n'ont été reconnus officiellement que dans les années 80, marquant ainsi le retour des masques anciens dans des processions encore actives aujourd'hui.
Une profusion de figures étranges provenant exclusivement de collections privées, pour une exposition inédite puisque c'est la première fois que ces pièces sont présentées en France. Une véritable scénographie fait resortir ces chefs-d'oeuvres énigmatiques par des mises en situation dans de petites salles. cette ambiance a été recréée grâce à des meubles chinois prêtés par la Compagnie de l'Orient et de la Chine.

Après avoir passé un portique constitué d'un toît de pagode, un couloir jalonné de portesd'anciennes maisons vous conduira à un autel dédié au couple fondateur de l'humanité : le frère et la soeur qui ont libéré les forces maléfiques du dieu Tonnerre.


Cette présentation s'inscrit dans le mouvement de soutien de l'UNESCO de l'action du gouvernement chinois qui, depuis quelques années, a entrepris une grande action de protection de son patrimoine immatériel et notamment de son folklore, dont les danses masquées, le théâtre de rue et les rites anciens sont des éléments phares.

Musée Jacquemart-André - 158, boulevard Haussmann, 75008 Paris.
Jusqu'au 26 août 2007.

La Chine qui monte, qui monte... aux enchères !


Eh oui! La Chine monte monte monte ! Et notamment sur le marché de l'art...

Le 9 avril dernier, un tableau d'un des plus grands peintres chinois, Xu Beihong (1895 - 1953), a été vendu au prix de 9 millions de dollars (6,9 millions d'euros) chez Sotheby's à Hongkong. Il s'agit d'un record d'enchère sur une peinture chinoise !





La toile "Put down your whip" a été peinte en 1939 lors du séjour de l'artiste à Singapour. Elle a été inspirée par une pièce de théâtre de rue interprétée par son amie actrice, marquée par la résistance contre le Japon durant la deuxième guerre sino-japonaise.

Evelyn Lin, chef du département d'art contemporain chinois chez Sotheby's a expliqué que "ce tableau revêt une valeur historique puisqu'il s'agit du seul tableau de Xu Beihong qui reflète l'esprit de lutte du peuple chinois face à l'agression japonaise".

Il y avait donc de quoi chatouiller la fibre patriotique chinoise ! Surtout pour une oeuvre que le public n'avait pas aperçue depuis plus d'un demi siècle...

"L'esclave et le lion" de Xu Beihong avait déjà réalisé un record en novembre 2006 puisqu'il avait été adjugé pour 6,9 millions de dollars, toujours à Hongkong !





Avec quel regard d'envie

L'oiseau en cage

Suit des yeux un papillon!


Kobayashi Issa