
L'écrivain Max Gallo a été élu ce jeudi à l'Académie française au premier tour, occupant désormais le fauteuil n° 24, de Jean-François Revel. Il a obtenu 15 voix sur 28 votants, passant ainsi largement devant Claude Imbert, journaliste, qui a obtenu 5 voix. En juin 2000, l'historien et romancier avait déjà présenté sa candidature, mais n'avait obtenu que 6 voix. Tour de force, un non candidat, Bernard Henri, a obtenu une voix.
Agé de 75 ans, Max Gallo est l'auteur d'une centaine de romans, biographies et études historiques.
Agé de 75 ans, Max Gallo est l'auteur d'une centaine de romans, biographies et études historiques.
Issu d'une famille d'immigrés italiens, Max Gallo s'est fait connaître comme historien, puis a conquis le grand public avec des sagas romanesques telles que Les Patriotes, La bais des anges, La machinerie humaine, Bleu blanc rouge, ou encore Mort pour la France. Il a également écrit des biographies très remarquées consacrées à des personnages historiques aussi variés que Jean Jaurès, Garibaldi, Rosa Luxembourg, de Gaulle, Napoléon, César, Victor Hugo. Il est l'auteur de nombreux romans tels que France, La route Napoléon, Les fanatiques, Le regard des femme et de plusieurs œuvres de "politique fiction".

Il a été professeur à l'Université de Nice, puis à l'Institut d'études politiques de Paris.
Il s'est également attaqué au journalisme : il a notamment été éditorialiste de L'Express pendant dix ans.
Egalement homme politique, Max Gallo a commencé par militer au parti communiste, jusqu'en 1956. Il s'est ensuite rallié au parti socialiste en 1981. En 1983 et 1984,il est secrétaire d'Etat et porte-parole du gouvernement Mauroy. Il quitte alors ses fonctions pour se consacrer à l'écriture et à son mandat de député européen de 1984 à 1994.
E 1992, il quitte le parti socialiste pour fonder le Mouvement des citoyens avec Jean-Pierre Chevènement. Il a abandonné la politique en 2004, mais a toutefois annoncé son soutien à Nicolas Sarkozy pour les élections présidentielles.
C'est donc un homme à plusieurs vies qui vient d'être élu.
Cette élection va permettre de commencer à reconstituer les rangs des "Immortels" qui se sont considérablement clairsemés depuis le printemps 2006, puisqu'en quelques mois ont disparu Jean-François Revel, Jean-François Deniau, Bertrand Poirot-Delpech, Henri Troyat, Pierre Moinot et René Rémond.
Seule une trentaine d'académiciens était en mesure de voter car certains étaient excusés pour cause de maladie, ou encore faute d'avoir été reçus, comme Alain Robbe-Grillet, élu en mars 2004 (pour la pointe d'insolence du jour, pourquoi les académiciens tardent-ils tant à recevoir les nouveaux élus : ils ne sont pas tout jeunes; si on continue ainsi ils n'auront pas le temps de siéger…).
Amin Maalouf avait déposé sa candidature mais l'avait ensuite retirée.
L'Académie française est pluridisciplinaire. Ses membres sont des historiens, scientifiques, sociologues, philosophes… Mais les purs écrivains se font de plus en plus rares, se tenant souvent à l'écart, comme Le Clézio, déjà plusieurs fois pressenti.


























